
Épreuve orale de spécialité LLCER
Typologie de questions
Publié le 25/08/2025
Quelques rappels sur l’épreuve
Objectifs
« L’épreuve vise à évaluer la maîtrise par le candidat des attendus du programme de l’enseignement de spécialité langues, littératures et cultures étrangères et régionales pour le cycle terminal. » (Note de service du 23-7-2020 parue au B.O. spécial du 31 juillet 2020 « Épreuve de l’enseignement de spécialité langues, littératures et cultures étrangères et régionales de la classe de terminale de la voie générale à compter de la session 2021 de l’examen du baccalauréat »)
Les attendus s’entendent en termes de maîtrise culturelle, de maîtrise linguistique et de capacité à communiquer.
Contenu de la présentation et de l’entretien
« Le candidat présente son dossier dans la langue cible pendant 10 minutes au plus pour en justifier les choix et en exprimer la logique interne, puis interagit avec l’examinateur dans la langue cible pendant 10 minutes au plus. » (Note de service du 23-7-2020 parue au B.O. spécial du 31 juillet 2020 « Épreuve de l’enseignement de spécialité langues, littératures et cultures étrangères et régionales de la classe de terminale de la voie générale à compter de la session 2021 de l’examen du baccalauréat »)
Pendant la phase de présentation, il convient de rester neutre mais attentif à la présentation du candidat. Si besoin, le candidat peut être encouragé à continuer à prendre la parole en continu ou averti que le temps imparti s’achève et qu’il convient de conclure avant le temps d’interaction.
L’entretien qui suivra la présentation pourra donc inviter le candidat ou la candidate à :
Clarifier son propos ;
Préciser son propos soit pour expliciter ce qui a été dit ou en prolongement de ce qui a été dit ;
S’engager, donc prendre position, par rapport à un ou des documents présentés ;
Recentrer le discours sur le dossier personnel dans l’éventualité d’un hors sujet pendant la phase de prise de parole en continu ;
Ouvrir l’échange afin d’approfondir sa réflexion sur un point abordé qu’il ou elle maîtrise particulièrement, en lien avec le dossier, voire élargi aux thématiques du programme en lien avec le dossier présenté.
Attendus visés en interaction orale d’après la grille d’évaluation
(Grille d’évaluation : https://eduscol.education.fr/document/53262/download)
Palier C1 : Peut interagir avec aisance et contribuer habilement à la construction de l’échange, y compris en exploitant des références (inter)culturelles.
Afin de permettre au candidat ou à la candidate d’atteindre les paliers supérieurs de la grille d’évaluation (B2, C1 ou C2), il s’agira de privilégier des questions ouvertes lors de l’entretien.
Si des questions de connaissances (et donc souvent fermées) peuvent permettre au candidat ou à la candidate de préciser son propos, voire l’amener à revenir sur un point précédemment abordé pour le rectifier, elles ne doivent pas prédominer pendant l’entretien. L’absence de connaissance pointue sur un sujet ne doit en aucun cas pénaliser le candidat ou la candidate. Il s’agit, au contraire, de donner la parole pour valoriser les connaissances effectivement acquises et mettre le candidat ou la candidate en situation de pouvoir développer un propos en langue cible.
Typologies de questions
Les exemples qui suivent ne se veulent ni exhaustifs ni modélisants. Ils ont pour objectif d’ouvrir le champ des possibles pendant l’entretien de l’épreuve orale de l’enseignement de spécialité LLCER.
Éviter le recours fréquent aux questions fermées
Les questions fermées invitent peu à développer une réponse et à entrer dans un échange. La réponse sera souvent limitée à « oui » ou « non » (ex. « Voulez-vous… » ; « Pensez-vous que… »).
De même, les questions semi-ouvertes invitent peu au développement. Ce sont des questions qui attendent une réponse précise et donc brève.
Par exemple, une question de connaissance pure est une question semi-ouverte.
Adapter le questionnement à l’intention
Privilégier des questions ouvertes qui appellent une réponse développée et suscitent l’engagement et la réflexion :
L’épreuve orale doit permettre au candidat ou à la candidate de parler de sa démarche personnelle et d’évoquer ses connaissances au profit d’une argumentation solide et d’un échange riche.
Si différents types de questions sont à privilégier afin de s’assurer de cela, des ajustements seront nécessaires en fonction du contenu de l’exposé. Rappelons que les questions cherchent à révéler et optimiser le potentiel du candidat ou de la candidate.
À titre non exhaustif, les questions pourront donc porter sur :
- La précision d’une analyse de support iconographique et comment celle-ci peut nourrir la réflexion. Rappelons ici qu’un support iconographique peut être présenté au titre de matérialisation d’une des œuvres intégrales au programme le cas échéant, ou au titre d’œuvre d’art visuel. Dans les deux cas, le candidat ou la candidate doit être en mesure d’expliquer le choix opéré et de dégager des axes d’analyse du support dans sa spécificité (choix des couleurs, perspective et angle de prise de vue, composition, etc.), au regard du contenu, de la visée et de la portée du support (« Dans le support, l’œil semble attiré sur… Qu’est-ce que cela nous révèle sur le message véhiculé ? » / « Il y a un grand absent dans la composition, d’après-vous qu’est-ce qui a orienté ce choix de l’artiste ? »).
- Ce qu’une scène extraite d’un film ou d’un roman représente et illustre au regard du fil conducteur choisi. L’analyse du candidat ou de la candidate s’inscrivant dans une démarche personnelle dans le cadre du dossier, l’examinateur ou l’examinatrice évitera d’avoir des idées préconçues sur l’analyse réalisée à partir du moment où celle qui lui est proposée est pertinente.
- Comment un contexte social, politique, historique, artistique dans lequel s’inscrit un support peut nourrir la réflexion menée.
- Un point qui a semblé intéresser ou interroger le candidat ou la candidate lors de sa présentation.
- La suite réelle ou imaginée d’un extrait hors programme limitatif, sans pour autant placer le candidat ou la candidate en difficulté (« Peut-être avez-vous imaginé ce qui arrive au personnage principal et souhaitez-vous le partager ? »).
- La capacité à trouver d’autres passages de l’œuvre du programme limitatif étudiée pouvant renforcer ou contrebalancer un point du propos (« D’autres passages de l’œuvre peuvent faire penser à… Selon vous, lesquels ? »).
- L’œuvre du programme limitatif que le candidat ou la candidate a préféré étudier.
- Etc.
L’épreuve ne consiste à interroger le candidat ou la candidate ni sur son choix de spécialité ni sur son choix d’orientation, de poursuite d’études ou de projet professionnel.
